L'alliance des professionnels pour un cadre de vie durable

L'alliance des professionnels pour un cadre de vie durable.

Appel à candidature Test HQE Performance Empreinte Eau – jusqu’au 15 septembre pour vous inscrire

Identifiez les leviers pertinents pour réduire l’empreinte eau de vos projets !

En partenariat avec

L’eau : un enjeu encore trop peu intégré dans les choix de conception !

Face aux tensions croissantes sur la ressource, la question de l’eau devient un sujet de plus en plus structurant pour les acteurs du bâtiment et de l’aménagement. Pourtant, dans les pratiques actuelles, elle reste encore peu prise en compte dans les arbitrages de conception, en particulier en phase amont, au moment où se décident pourtant les choix les plus déterminants.

Quand elle est abordée, l’eau l’est souvent sous un angle partiel : consommations en exploitation, gestion des eaux pluviales ou équipements hydro-économes. Plus rarement, elle est appréhendée de manière globale, en intégrant l’ensemble des flux d’eau liés au projet sur son cycle de vie : matériaux, chantier, exploitation, consommations indirectes, rejets, effets sur le milieu naturel.

Or, sans méthode harmonisée et sans outil opérationnel mobilisable dès les premières phases d’un projet, il reste difficile d’objectiver les impacts liés à l’eau et d’en faire un véritable critère de décision, au même titre que le coût, le carbone ou l’énergie.

Aqua’PRINT : faire de l’empreinte eau un critère de décision dans les projets

C’est tout l’objet du projet de R&D Aqua’PRINT, porté par le CSTB et AIA Environnement, lauréats du programme Innov’Eau de l’ADEME, avec l’appui de l’Alliance HQE-GBC.

Aqua’PRINT vise à développer une méthode d’évaluation et de comparaison de l’empreinte eau des projets immobiliers sur l’ensemble de leur cycle de vie, via un outil mobilisable dès les premières phases de conception.

La méthodologie développée doit permettre de :

  • quantifier les flux d’eau d’un projet : prélèvements, consommations et rejets ;
  • analyser les différents postes contributeurs à l’empreinte eau ;
  • comparer des variantes de conception à un scénario de référence ;
  • éclairer les arbitrages de projet à partir d’une approche multicritère et cycle de vie.

L’objectif est clair : rendre la question de l’eau plus opérationnelle dans les choix de conception, de programmation et, à terme, dans les pratiques de la filière.

Un test HQE Performance pour confronter la méthode à des cas réels !

Afin de consolider cette méthode, l’Alliance HQE-GBC lance aujourd’hui un appel à candidature pour le Test HQE Performance Empreinte Eau – Aqua’PRINT.

L’objectif de cet appel est d’identifier des cas d’étude représentatifs qui permettront de tester et d’améliorer la méthode Aqua’PRINT, tout en valorisant des projets déjà engagés dans une démarche ambitieuse de gestion de l’eau.

Les opérations sélectionnées bénéficieront d’une évaluation gratuite de leur empreinte eau, réalisée par les équipes du projet. Les résultats permettront d’identifier les postes les plus contributeurs, de comparer le projet à un scénario de référence et d’objectiver les bénéfices des solutions mises en œuvre.

Les retours des participants sur la disponibilité des données, les difficultés de collecte et la lisibilité des résultats constitueront également une matière précieuse pour fiabiliser la méthode et préparer la diffusion future de l’outil.

Objet de l’appel à candidature

L’appel à candidature vise à sélectionner jusqu’à 8 projets qui feront l’objet d’une évaluation de leur empreinte eau dans le cadre du test HQE Performance.

Pour les participants, cela signifie :

  • Bénéficier d’une étude d’empreinte eau gratuite de leur opération (coût approximatif 5 000€) ;
  • Disposer d’une lecture comparative de leur projet par rapport à un scénario de référence ;
  • Contribuer à la mise au point d’une méthode inédite appelée à être diffusée plus largement dans la filière ;
  • Valoriser leur opération comme projet pilote Aqua’PRINT, avec attestation et possibilité de mise en avant dans les communications du programme ;
  • Pour les structures volontaires, accéder ensuite à une phase de bêta-test de l’outil Aqua’PRINT ;

Projets concernés par l’appel à candidature

L’appel vise prioritairement des projets :

  • de logement ;
  • de bureaux ;
  • de bâtiments d’enseignement.

Les projets recherchés sont de préférence :

  • des projets neufs ;
  • déjà livrés, ou a minima en fin de chantier.

Des projets de rénovation pourront également être retenus à titre exceptionnel, dès lors qu’ils intègrent des solutions particulièrement ambitieuses ou innovantes en matière de gestion de l’eau.

Les projets mettant en œuvre une stratégie de réduction des consommations ou des dispositifs de gestion de l’eau seront particulièrement intéressants : récupération d’eau de pluie, réutilisation des eaux non conventionnelles, infiltration, traitement, pilotage des consommations, etc.

Vous souhaitez répondre à cet appel à candidature et bénéficier d’un accompagnement personnalisé ?

Pour répondre à l’appel à candidature, il suffit de :

  • prendre connaissance du document de cadrage du Test HQE Performance
  • et remplir le formulaire de candidature avant le 15 septembre 2026.

Inscription et accompagnement gratuits . Vous pourrez aussi valoriser le temps passé par vos collaborateurs au titre du mécénat de compétences

Pour en savoir plus : webinaire de présentation du projet AQUA’PRINT

Offre de stage / alternance – Chargé(e) de mission Transition environnementale du cadre bâti

Contexte

L’Alliance HQE-GBC est une association reconnue d’utilité publique créée en 1996, qui rassemble les professionnels du cadre de vie durable. Elle réunit syndicats, fédérations professionnelles, entreprises, promoteurs, foncières, maitres d’ouvrage, industriels, maitres d’œuvre, bureaux d’études, architectes, aménageurs, collectivités, organismes de recherche et experts. Bâtiment, aménagement et infrastructures, à toutes les étapes de leur cycle de vie – construction, exploitation, rénovation – sont au cœur de son action, dans une vision transversale alliant Qualité de vie, Respect de l’environnement, Performance économique et Management responsable.

Ses missions consistent à :

  • Anticiper les enjeux de demain grâce à l’innovation collective
  • Co-construire des cadres de référence, cadres de définition et outils opérationnels
  • Capitaliser et partager les retours d’expérience
  • Promouvoir la Haute Qualité Environnementale

Dans ce cadre, l’Alliance HQE-GBC développe plusieurs projets structurants sur les thèmes notamment de l’adaptation au changement climatique, de la gestion de l’eau, de l’aménagement durable et de la résilience du cadre bâti.

Objectifs et missions principales

Sous le management du Chargé de mission Aménagement et Adaptation au changement climatique de l’Alliance HQE-GBC, le/la stagiaire ou alternant(e) participera au développement, au suivi et à la valorisation de plusieurs projets stratégiques :

1. Outil d’aide à la décision pour la planification et l’aménagement : L’Alliance HQE-GBC développe un outil destiné aux collectivités territoriales afin d’aider les élus et les techniciens à intégrer les enjeux environnementaux et climatiques dans les documents de planification et dans les projets d’aménagement.

Missions :

  • Benchmark d’outils et de méthodes existants
  • Analyse de documents d’urbanisme (PLU, PLUi, SCoT)
  • Préparation et conduite d’entretiens avec des collectivités, aménageurs, urbanistes et experts
  • Synthèse des besoins et participation à la conception de la grille de questionnement et de l’outil.

2. Un chantier pour demain : Ce projet, mené dans le cadre de l’Appel à Communs de l’ADEME, vise à produire des ressources opérationnelles pour accompagner les acteurs du bâtiment et de l’aménagement dans la prise en compte des risques climatiques et de l’adaptation au changement climatique lors des travaux de rénovation des bâtiments et des opérations de requalification urbaine.

Missions :

  • Benchmark des ressources existantes (guides, outils, études)
  • Participation à la structuration des contenus de l’outil : blocs thématiques, fiches actions, recommandations et bonnes pratiques sur les sujets suivants : risques climatiques, eau, chaleur, sols, biodiversité, usages…
  • Appuyer l’organisation et l’animation des groupes de travail et réunions.

3. Retours d’expérience : À la suite de la publication du Cadre de définition de la Résilience et de l’Adaptation au changement climatique (2021) et du Cadre de définition de la Gestion Intégrée des Eaux Pluviales (2025), l’Alliance HQE-GBC a lancé des appels à retours d’expérience afin d’identifier, de capitaliser et de valoriser des opérations exemplaires.

Missions :

  • Recherche et analyse de retours d’expérience de projets de bâtiment et d’aménagement
  • Prospection et prise de contact avec les porteurs de projets
  • Collecte et analyse des informations techniques
  • Mise en forme de supports de valorisation (fiches, événements, publications).

Plus généralement, le/la stagiaire ou alternant(e) pourra être amené(e) à préparer des réunions de commissions, de groupes de travail et d’ateliers, rédiger des comptes rendus et notes de synthèse et élaborer des présentations PowerPoint.

Profil recherché

  • Formation Bac+4 / Bac+5 en architecture, urbanisme, génie urbain, environnement, développement durable ou formation équivalente.
  • Intérêt marqué pour les sujets liés au bâtiment, à l’aménagement durable et à l’adaptation au changement climatique.
  • Capacité d’analyse, de synthèse et de rédaction.
  • Maîtrise des outils bureautiques (Word, Excel, PowerPoint)
  • Bon niveau d’anglais apprécié.
  • Aisance relationnelle et capacité à travailler avec des interlocuteurs variés.

Conditions

  • Stage de 6 mois ou alternance de 12 à 24 mois
  • Localisation : Paris 16e
  • Prise de poste : dès que possible
  • Rémunération : selon réglementation en vigueur

Ce que cette mission apporte

Cette mission offre une immersion concrète au cœur des enjeux de transition écologique, d’adaptation au changement climatique et de transformation du cadre bâti. Elle permettra au/à la stagiaire ou alternant(e) de :

  • Contribuer à des projets innovants d’intérêt général à portée nationale, à l’interface entre bâtiment, aménagement, environnement et adaptation climatique.
  • Travailler avec un réseau diversifié d’acteurs : collectivités, aménageurs, bureaux d’études, experts techniques, institutions, fédérations professionnelles et acteurs de la recherche.
  • Contribuer concrètement à la transformation des pratiques du bâtiment et de l’aménagement.
  • Développer des compétences en recherche, analyse, gestion de projet et communication.

Candidature

Merci d’adresser CV + lettre de motivation (seules les candidatures complètes seront étudiées) à :
Serge Nader – snader@hqegbc.org
avec copie à : Rachel Chermain – rchermain@hqegbc.org

L’Alliance HQE-GBC partenaire des Trophées Bâtiments Résilients 2026

L’Alliance HQE-GBC est partenaire de la 4ᵉ édition des Trophées Bâtiments Résilients, organisée par la Mission Risques Naturels – MRN. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 29 mai 2026.

Face à l’intensification des aléas naturels et climatiques – inondations, sécheresses, feux de forêt, séismes, mouvements de terrain, submersions marines, îlots de chaleur urbains – la résilience du bâti constitue un enjeu clé pour la sécurité des territoires, la durabilité des constructions et la qualité de vie des habitants et usagers.

Créés en 2020 par la Mission Risques Naturels – MRN, les Trophées Bâtiments Résilients reviennent en 2026 pour leur 4ᵉ édition. Ils ont pour objectif de mettre en lumière des projets de construction, de reconstruction ou de rénovation déjà réalisés, capables de faire face à un ou plusieurs risques naturels et climatiques, et de diffuser largement les bonnes pratiques de la résilience.

En tant que partenaire, l’Alliance HQE-GBC soutient cette initiative qui s’inscrit pleinement dans ses travaux en faveur de l’adaptation du cadre bâti au changement climatique, de la qualité environnementale des bâtiments et de l’évolution collective des pratiques professionnelles.

Valoriser les projets et les acteurs engagés

Les Trophées Bâtiments Résilients visent à :

  • mettre en lumière des projets exemplaires
  • valoriser les acteurs engagés de la construction, de la rénovation et de l’aménagement
  • faire progresser collectivement les pratiques du bâtiment face aux risques naturels et climatiques
  • favoriser le partage d’expériences et la diffusion de solutions reproductibles

Architectes, maîtres d’ouvrage, bureaux d’études, entreprises, collectivités : vous avez conçu, rénové ou reconstruit un bâtiment capable de faire face à un ou plusieurs aléas naturels ou climatiques ? Les candidatures aux Trophées Bâtiments Résilients 2026 sont ouvertes jusqu’au 29 mai 2026.

Quels bâtiments peuvent candidater ?

Le concours est ouvert aux projets déjà réalisés :

  • bâtiments neufs, rénovés ou reconstruits
  • bâtiments publics ou privés
  • projets résidentiels, tertiaires, industriels, scolaires, de santé, culturels, etc.
  • bâtiments situés en France ou dans les pays francophones
  • projets répondant à au moins un aléa naturel ou climatique : inondation, sécheresse, submersion marine, séisme, îlot de chaleur urbain, mouvements de terrain, feux de forêt, etc.

Cinq prix pour récompenser les démarches exemplaires

Cette édition 2026 distinguera cinq prix afin de valoriser les projets les plus exemplaires.

Prix Résidentiel

Ce prix récompense un bâtiment résidentiel neuf, rénové ou reconstruit, tel qu’une maison individuelle, un habitat groupé, un logement collectif, une copropriété, une résidence étudiante, un foyer de jeunes travailleurs ou encore un EHPAD.

Prix Tertiaire & Industriel

Ce prix récompense un bâtiment tertiaire ou industriel neuf, rénové ou reconstruit : bureaux, commerces, établissements d’enseignement, équipements culturels, bâtiments de santé, locaux d’activité, sites industriels, etc.

Prix de l’Innovation

Ce prix distingue une solution de conception innovante, performante et exemplaire face aux aléas naturels et climatiques.

Prix Rénovation

Ce prix récompense un bâtiment rénové ayant adopté une approche exemplaire dans la prise en compte des risques naturels et climatiques.

Grand Prix

Le Grand Prix vient couronner le projet le plus remarquable, toutes catégories confondues, pour son approche globale. Il récompense une démarche intégrée, multi-aléas et/ou multi-performances, combinant notamment :

  • la prise en compte des risques naturels et climatiques
  • les dimensions environnementales, telles que la réduction de l’empreinte carbone ou la préservation de la biodiversité
  • le confort et la santé des habitants ou usagers
  • les initiatives d’innovation sociale au service des territoires

Cette distinction récompense ainsi bien plus qu’un bâtiment : une vision complète, durable et inspirante du bâti résilient.

Comment candidater ?

Pour participer, les porteurs de projets sont invités à publier leur étude de cas sur la plateforme dédiée avant le 29 mai 2026.

Réemploi en rénovation tertiaire : premiers enseignements du démonstrateur français du projet européen DRASTIC

Le projet européen DRASTIC, financé dans le cadre d’Horizon Europe, vise à tester des solutions concrètes pour transformer les pratiques du secteur du bâtiment, notamment en matière de circularité et de réemploi.

En France, le démonstrateur, piloté par Saint-Gobain, s’intéresse à un gisement encore peu exploité : les produits d’aménagement intérieur (dalles de plafond, cloisons), généralement déposés puis éliminés lors des cycles de rénovation, malgré leur potentiel de réutilisation.

L’objectif n’est pas de démontrer un principe, mais de tester les conditions réelles de mise en œuvre du réemploi dans une opération de rénovation tertiaire.

Le projet suit une chaîne complète :

  • diagnostic sur site (état, dimensions, potentiel de réemploi)
  • dépose sélective
  • contrôles qualité (technique, acoustique, qualité de l’air intérieur)
  • remise en état partielle si nécessaire
  • transport, traçabilité et réinstallation

Ces étapes sont aujourd’hui peu structurées dans les opérations courantes. Le démonstrateur vise précisément à les formaliser et à tester leur faisabilité à une échelle opérationnelle

Des verrous identifiés

Les premiers travaux mettent en évidence plusieurs difficultés majeures :

  • organisation de la déconstruction sélective
  • définition de protocoles de contrôle qualité
  • logistique (stockage, transport, délais)
  • traçabilité des produits sur plusieurs cycles de vie
  • responsabilité, garantie et assurance
  • mise en relation entre offre et demande

Ces enjeux dépassent largement la seule dimension technique et nécessitent une structuration de l’ensemble de la chaîne de valeur.

Dans le secteur des bureaux, les cycles de rénovation sont courts (environ 6 ans en région parisienne), ce qui génère des volumes importants de produits déposés, aujourd’hui majoritairement incinérés ou mis en décharge

Le réemploi de ces éléments représente donc un levier concret pour développer des pratiques circulaires, à condition de résoudre les contraintes opérationnelles identifiées.

Le démonstrateur français s’inscrit dans une approche plus large du projet DRASTIC, qui repose sur plusieurs sites pilotes en Europe pour tester des solutions techniques, organisationnelles et économiques, et en analyser les conditions de déploiement.

L’intérêt de cette démarche réside dans la production de retours d’expérience directement issus d’opérations réelles, permettant d’alimenter les réflexions sur la structuration de filières de réemploi dans le secteur de la rénovation.

Un webinaire dédié présentera les premiers enseignements du démonstrateur français, en détaillant les étapes mises en œuvre, les difficultés rencontrées et les perspectives.

📅 10 juin 2026
🕑 14h00 – 15h30 (CET)
🗣️ En français

Cet événement est organisé dans le cadre du projet européen DRASTIC. Pour plus d’information sur le projet : Home | Drastic

Entre CSRD, SFDR et Taxonomie, les acteurs de la finance et de l’immobilier font face à une nouvelle donne

L’Alliance HQE-GBC, Cerqual Qualitel Certification et Certivea ont organisé le 12 février dernier un événement consacré au rôle de la finance durable comme levier de création de valeur et de performance pour l’immobilier. Cet événement a permis de :

  • faire le point sur l’actualité de la réglementation, ajustée mais toujours ambitieuse pour accompagner la transition du secteur immobilier ;
  • partager la nouvelle lecture du risque des financeurs et des assureurs ;
  • rappeler la nécessité d’un cadre structurant exigeant et opérationnel, d’un langage commun et de données fiables ;
  • de rappeler le rôle des certifications HQE comme mode de preuve de l’alignement des actifs avec les critères de la taxonomie ;
  • s’inspirer d’exemples concrets et de trouver des solutions pour créer de la valeur et encourager l’immobilier responsable ;
  • d’échanger avec des financeurs, des investisseurs, des promoteurs et des acteurs institutionnels.


Rachel Chermain, Directrice de l’Alliance HQE-GBC, a ouvert les échanges en posant le cadre et l’ambition de la rencontre.

Dans un contexte où le cadre réglementaire évolue et où les incertitudes géopolitiques se multiplient, il est essentiel de confronter les visions et d’identifier des solutions concrètes.

Elle a posé l’objectif de l’événement : démontrer que la finance durable, loin d’être un simple exercice réglementaire, constitue un levier structurant pour renforcer la robustesse, la lisibilité et la compétitivité du secteur immobilier.

Marjolaine Meynier-Millefert, Présidente de l’Alliance HQE-GBC, a affirmé que, alors que la finance durable traverse aujourd’hui une période de questionnement stratégique et que les ajustements réglementaires en cours pourraient laisser penser que l’ambition s’essouffle, la conviction de l’Alliance HQE-GBC est exactement inverse.

Les fondamentaux, eux, n’ont pas changé : les risques climatiques, les tensions sur les ressources, les enjeux énergétiques et les attentes sociétales façonnent durablement la valeur des actifs. La durabilité n’est donc ni un luxe ni un discours moral ; elle est un facteur de souveraineté économique, de stabilité financière et de création de valeur à long terme.

Dans ce contexte, la confiance devient centrale — confiance dans les méthodes, dans les données, dans la capacité à démontrer la performance réelle. C’est précisément là que la certification et la tierce partie indépendante jouent un rôle stratégique pour sécuriser les décisions d’investissement et orienter le capital vers les actifs les plus résilients.

Andrei Gurin – DG FISMA, Commission européenne

Andrei Gurin a rappelé le rôle central du bâtiment dans la transition climatique :

« Le secteur du bâtiment… consomme plus que 40 % de l’énergie finale… et génère presque 1/3 des émissions de gaz à effet de serre. »

Dans ce contexte, la finance durable constitue un levier indispensable pour financer les rénovations et orienter les investissements. La taxonomie doit aider la transition du secteur immobilier.

Concernant la révision Omnibus, le message est clair : il s’agit d’un ajustement pour réduire le champ d’application obligatoire et simplifier les règles afin de mieux les proportionner, et non d’un recul.

Trois priorités structurent la révision des critères de la taxonomie :
• cohérence avec la directive EPBD,
• facilitation de la rénovation,
• simplification des critères DNSH.

Andrei Gurin a également informé que la Commission européenne lancera prochainement une consultation sur la révision des critères de la Taxonomie pour l’immobilier.

Enfin, il a souligné le rôle stratégique des tiers de confiance : « Plus on a de standardisation dans la mise en œuvre du système et les certificateurs tiers sont de véritables partenaires des régulateurs. »

Richard Teichmann – World Green Building Council

Richard Teichmann, vice-président du réseau européen du World Green Building Council a rappelé que l’Europe est aujourd’hui la région la plus avancée en matière de demande de bâtiments durables, soulignant l’importance de disposer d’un cadre commun.

Mais le défi reste immense : « The renovation rate is too little and too slow. »

La rénovation constitue ainsi « l’éléphant dans la pièce » : un rythme encore trop lent, des opérations trop complexes, qui appellent des solutions financières innovantes et proportionnées.

Face à un enjeu global, il a rappelé : « Real estate is always local… but climate change is a global problem and we have to solve it together. »

Il a également insisté sur la nécessité d’aligner la finance avec la réalité technique : « Follow the money and see that the investors understand what we are talking about. »

Selon lui, les réglementations doivent être recalibrées mais non dérégulées. La Commission européenne peut compter sur le réseau européen du WGBC pour jouer un rôle de pont entre Bruxelles et le marché, notamment via ses task forces sur la finance durable.

Enfin, il a indiqué que le World Green Building Council travaille actuellement à la mise en place d’une base de données mondiale des critères de la taxonomie, afin de renforcer la lisibilité et la comparabilité.

Mirindra Rabemanantsoa – Observatoire Finance Durable

Les besoins de financement pour la rénovation résidentielle sont estimés à 150 milliards d’euros par an en Europe. Pourtant, un constat demeure frappant : sur 82 milliards d’euros de prêts à la rénovation analysés, seuls 0,15 % ont pu démontrer un alignement à la taxonomie.

Dans ce contexte, le Green Asset Ratio reste un indicateur structurant, tandis que le TLTRO vert de la BCE pourrait devenir un levier majeur.

Pour les banques, la rénovation représente une véritable opportunité stratégique : « La rénovation énergétique… c’est un impact positif multiple pour les banques. »

Cependant, une simplification excessive du cadre pourrait fragiliser la qualité de l’analyse : « Une trop grande simplification… va réduire la granularité des données. »

Anne-Marie Joly-Bris – BM&A groupe

Les assureurs sont particulièrement attendus, tant sur la gestion de la sinistralité climatique que sur l’alignement de leurs investissements immobiliers, qui représentent 100 Md€ en Europe et 35 Md€ en France.

Ils font face à une montée en puissance des risques physiques — sécheresse, retrait-gonflement des argiles, incendies — qui place la question de l’assurabilité au cœur des préoccupations.

« 12,1 millions de résidences… sont soumises au risque de retrait-gonflement des argiles. »

Dans ce contexte, la fiabilisation des données devient essentielle, et les certifications ont un rôle majeur à jouer.

Matteo Morresi – Onata / Crédit Mutuel Arkéa

Les investisseurs s’interrogent désormais sur la pérennité réelle des actifs.

« Le risque de non-assurabilité… est un risque que les gestionnaires d’actifs commencent à vouloir quantifier. »

L’adaptation climatique doit ainsi être pleinement intégrée dans les stratégies ESG.

Toutefois, le principal frein demeure la donnée : « Avoir de la bonne donnée est structurant pour passer à l’action. »

Nicolas Séchet – Ecosystémique

Nicolas Séchet rappelle que la taxonomie constitue une véritable « lame de fond » du Green Deal européen et qu’elle s’impose progressivement comme un langage commun, des banques centrales jusqu’aux acteurs économiques : « La taxonomie… c’est une comptabilité de tout ce que vous n’avez pas dans un bilan financier. »

Elle réduit l’asymétrie d’information et structure le dialogue entre financeurs et porteurs de projets. Elle permet de comparer les entreprises, d’objectiver la performance et de réduire le risque de greenwashing.

Si les critères sont exigeants, l’enjeu reste avant tout opérationnel : « Il faut rendre les choses simples pour les acteurs de terrain. »

Mais ce langage commun n’a de valeur que s’il repose sur des données homogènes et comparables. Face à la « tour de Babel » des référentiels ESG, la standardisation des méthodes devient indispensable. Dans cette logique, la certification par projet joue un rôle clé : elle permet de qualifier l’alignement taxonomique d’une opération, y compris en amont dès la conception, et d’apporter une preuve structurée et opposable de cet alignement.

Sarah Guereau – CNCC

Le rôle du commissaire aux comptes évolue vers un accompagnement stratégique : « Le commissaire aux comptes… c’est le copilote de la transition. »

La clé réside dans l’anticipation : « La bonne pratique, c’est de collecter la donnée le plus en amont possible, intégrée aux systèmes financiers. »

Du point de vue des commissaires aux comptes, l’enjeu central demeure la fiabilité des données et des modes de preuve.

Les processus de certification intègrent désormais des outils numériques permettant d’identifier l’exigence technique, de préciser le mode de preuve attendu et d’enregistrer ce mode de preuve. Surtout, la conservation systématique des modes de preuve est essentielle : elle permet aux auditeurs de vérifier par échantillonnage la robustesse du processus, « y compris jusqu’à la preuve ».

La certification devient ainsi un véritable dispositif de traçabilité, facilitant le travail des auditeurs et sécurisant les reportings taxonomie.

Eugénie Barthélémy – Sevaia

Eugénie Barthélémy souligne que la taxonomie est désormais intégrée dans les grilles d’analyse extra-financière des actifs immobiliers.

Toutefois, l’un des principaux obstacles demeure la collecte et la transparence des données. Pour les banques comme pour les sociétés de gestion, l’accès aux données énergétiques ou aux justificatifs techniques nécessite un travail important en amont.

Dans ce contexte, les certifications apportent un cadre structurant : elles organisent la collecte des données dès la conception, formalisent les exigences techniques et les preuves associées, et produisent une attestation taxonomie intégrée au certificat, facilitant ainsi la preuve de l’alignement.

Elles permettent de transformer une exigence réglementaire complexe en un processus opérationnel, documenté et auditable.

Pierre-Henri Julien – Directeur Général de Cerqual Qualitel Certification

Le profil taxonomie intégré à NF Habitat HQE permet de traduire le texte européen en exigences techniques concrètes via un processus robuste

En 2024, 125 opérations se sont engagées dans cette démarche.

« Le profil taxinomie… permet de justifier l’alignement de l’opération. »

Place aux cas concrets :

Hélène Poli – Bouygues Immobilier

La taxonomie est devenue un critère commercial structurant pour Bouygues Immobilier :

« Plus de la moitié de notre activité est réalisée avec des clients institutionnels… très demandeurs sur la taxonomie. »

Pour répondre à ces attentes, Bouygues Immobilier s’appuie sur la certification NF Habitat HQE, qui facilite le déploiement opérationnel en unifiant les démarches.

Élodie Lebreton – GA Smart Building

GA Smart Building a aligné 84 % de son chiffre d’affaires dès la première année.

Au-delà de la seule conformité réglementaire, « la taxonomie a été génératrice de process de qualité et de performance environnementale » chez GA Smart Building. Elle est désormais utilisée comme un outil stratégique pour valoriser l’entreprise auprès des investisseurs.

Antoine Desbarrières, Président de Cerqual Qualitel Certification, a rappelé que, malgré le  contexte d’incertitude réglementaire et géopolitique, une certitude demeure : l’enjeu environnemental est majeur, en particulier dans l’immobilier et plus encore dans le parc existant. L’Europe, selon lui, continue de montrer la voie et cette dynamique doit être préservée.

Il a souligné que les règles et les méthodes de la finance durable sont nécessaires, mais qu’elles doivent s’accompagner de pédagogie et de temps d’appropriation pour les acteurs. L’élan ne doit pas être freiné : il convient au contraire de soutenir les acteurs exemplaires et d’encourager le mouvement collectif.

Enfin, il a insisté sur le rôle structurant de la certification, outil d’accompagnement, d’amélioration continue et de fiabilisation des données, que l’Alliance HQE-GBC et les certificateurs HQE continueront à faire évoluer pour soutenir la transition.

François Jallot, Président de Certivea, quant à lui partage une vision ambitieuse, encore utopique, d’un secteur immobilier devenu pleinement régénératif — un secteur capable de rendre à la nature ce qu’il lui a pris. Si cet horizon semble encore lointain, les échanges de la journée confirment que la dynamique est engagée.

Il souligne le rôle majeur des organismes tiers de confiance pour accompagner les acteurs dans cette transition environnementale, qui ne doit plus être perçue comme une option mais comme une obligation. La taxonomie représente à ses yeux une véritable opportunité, un véritable levier de performance et de transformation, capable d’inciter et de valoriser ceux qui repensent leur modèle et inscrivent leurs projets dans une vision durable à long terme.

C’est précisément le rôle des certificateurs HQE d’accompagner les acteurs volontaires à travers les certifications HQE, afin de les aider à se fixer des objectifs ambitieux et à attester des performances réelles des projets. Certivea et Cerqual Qualitel Certification s’engagent ainsi aux côtés des professionnels en délivrant des attestations taxonomie, permettant de démontrer la conformité des opérations aux exigences techniques de la taxonomie européenne.

Cet événement a été organisé dans le cadre du projet européen #BuildingLife.

L’outil E2IC est désormais accessible à l’ensemble des professionnels de la construction et du chantier

Après deux années de développement et d’expérimentation, l’outil E2IC (Évaluation Environnementale des Impacts de Chantier) est désormais accessible librement en ligne. Issu d’un projet de recherche appliquée, il vise à mieux objectiver les impacts environnementaux de la phase chantier, en construction neuve, rénovation et déconstruction.

Un outil pour objectiver la phase chantier

La phase chantier reste l’un des angles morts de l’évaluation environnementale des opérations de construction, alors même qu’elle concentre des consommations d’énergie et d’eau, des mouvements de terres et, selon les cas, des flux importants de déchets et de matériaux issus de la déconstruction.

Le projet E2IC a été conçu pour répondre à ce manque, en proposant un outil numérique gratuit, fondé sur une méthode pragmatique et compatible avec les cadres existants, notamment la RE2020 pour la construction neuve.

Un projet de recherche désormais ouvert

Porté par le CSTB et l’Alliance HQE-GBC, en partenariat avec le SEDDRe et Bouygues Bâtiment Île-de-France, et le soutien de l’ADEME, le projet E2IC s’inscrit dans une logique de recherche appliquée et de progrès collectif.

L’outil est libre, gratuit, volontaire et n’a pas vocation à être commercialisé.

Découvrez l’outil E2IC dès aujourd’hui ! 👉 https://www.hqegbc.org/e2ic/
Vous souhaitez aller plus loin ? Contactez nous : secretariat@hqegbc.org.

Retour sur le webinaire GIEP – Gestion Intégrée des Eaux Pluviales

Le 11 décembre 2025, plus de 80 professionnels se sont réunis en ligne pour découvrir en avant-première le cadre de définition de la Gestion Intégrée des Eaux Pluviales (GIEP), fruit d’un an de travail collaboratif piloté par l’Alliance HQE-GBC.

Urbanistes, aménageurs, architectes, ingénieurs, collectivités, bailleurs, promoteurs, agences de l’eau… La diversité des participants a illustré la richesse d’une démarche qui vise à réconcilier l’aménagement urbain avec le cycle naturel de l’eau.

Un cadre de définition pour mieux concevoir l’eau

En s’appuyant sur les solutions fondées sur la nature, la GIEP propose de gérer les eaux pluviales au plus près de leur point de chute, en mobilisant les surfaces existantes, en infiltrant l’eau dans le sol et en valorisant la végétation.

Le cadre de définition, désormais disponible, présente :

  • les grands principes de la GIEP ;
  • les bénéfices environnementaux, économiques et sociaux associés ;
  • les leviers de mise en œuvre à toutes les échelles, de la parcelle au territoire ;
  • ainsi que le rôle de chacun dans cette approche intégrée.

Revivre le webinaire en 6 temps forts

“Penser l’eau comme une ressource, pas comme un problème” – Rachel Chermain, Directrice de l’Alliance HQE-GBC

Rachel est revenue sur la genèse du travail, depuis les premières initiatives à La Réunion avec le label GIEP jusqu’à la mobilisation d’un groupe de travail pluridisciplinaire porté par l’Alliance HQE-GBC. Elle a souligné le besoin de créer un langage commun entre les mondes de l’eau, du bâtiment et de l’aménagement, encore cloisonnés.

“La loi accompagne une transition culturelle” – Serge Nader, Alliance HQE-GBC

Serge a présenté le cadre environnemental et réglementaire favorable à la GIEP, en retraçant les grandes étapes législatives (1964, 1992, 2006, 2017…) qui ont progressivement replacé l’eau au cœur des projets urbains. Il a aussi introduit le triptyque fondamental « eau – sol – vivant » : trois éléments interdépendants qui constituent la clé d’une approche durable et résiliente.

“La GIEP, c’est faire simple, pas simpliste” – Lucile Berliat Camara, CERQUAL Association Qualitel

Lucile a présenté les 8 principes clés de conception : dispositifs simples et multifonctionnels, gestion à la parcelle, stockage superficiel et infiltration diffuse, priorité aux espaces végétalisés… Elle a insisté sur le fait que les ouvrages hydrauliques ne doivent plus être des contraintes, mais des opportunités paysagères et fonctionnelles.

“Avec la GIEP, on sort du tout-technique pour revenir au bon sens” – Pascale Poirot, Présidente d’honneur de l’UNAM

Pascale a défendu une vision de maître d’ouvrage : la GIEP comme un choix pragmatique, économe, écologique, et structurant. Elle a présenté les 7 bonnes raisons de faire de la GIEP un réflexe de projet, dès la conception : réduction des coûts, respect du cycle naturel de l’eau, biodiversité, valorisation foncière, sobriété, adaptation au changement climatique et cadre de vie.

“Réfléchir l’eau à toutes les échelles, du bâtiment au bassin versant” – Nicolas Haslé, Fédération des SCoT

Nicolas a porté le regard des élus et des territoires, plaidant pour une approche territoriale de la GIEP. Il a rappelé que les collectivités doivent s’appuyer sur trois leviers : changement de pratiques, décloisonnement des métiers, valorisation des solutions vertueuses.

“Penser la GIEP comme un processus projet, pas comme une solution toute faite” – Etienne Saint-Aubin, Ordre des Géomètres-Experts

Etienne a partagé des retours concrets sur la mise en œuvre de la GIEP dans la chronologie d’un projet : observation, esquisse, intégration dans les cahiers des charges, co-conception, chantier, suivi, retours d’expérience… Il a montré comment la GIEP change les pratiques de la maîtrise d’œuvre.


Partagez vos retours d’expérience !

L’Alliance HQE-GBC lance un appel à cas concrets, bonnes pratiques et retours d’expériences pour enrichir la diffusion du cadre.
Vous avez mis en œuvre des aménagements exemplaires ? Vous avez un projet en cours intégrant les principes de la GIEP ? Faites-le savoir !

Contactez-nous pour valoriser votre opération à travers des fiches REX ou des prises de parole lors de nos événements : snader@hqegbc.org

L’Alliance HQE-GBC présente à Varsovie pour la réunion trimestrielle du réseau européen du World Green Building Council

Le réseau européen du World Green Building Council s’est réuni à Varsovie les 19 et 20 mai pour sa réunion trimestrielle.

Deux jours inspirants :

  • De présentations et d’ateliers avec des études de cas prospectifs sur des thématiques comme le plaidoyer, le logement social et abordable, la planification de scénarios stratégiques, les actualités du World Green Building Council sur la finance durable et les initiatives mondiales ou encore l’évolution du RPC.
  • D’échanges d’expériences et de bonnes pratiques
  • De perspectives de collaborations sur des sujets communs

Ces deux jours de travail et d’échanges se sont clôturés sur un moment important pour le réseau : la signature par tous les membres de l’ERN d’une charte de collaboration, marquant notre engagement commun en faveur de l’action climatique et un grand pas en avant dans notre mission collective, la coopération internationale étant essentielle pour un environnement bâti plus durable.

Conférence de Printemps de l’European Federation for Living : L’adaptation climatique au cœur des discussions

Jeudi 22 mai 2025, notre Présidente Marjolaine Meynier-Millefert, a eu l’honneur de participer à la conférence de printemps de l’European Federation for Living (EFL) à Paris, avec une conviction simple : l’adaptation au changement climatique n’est plus un défi à venir, mais le cadre dans lequel nous construisons, aménageons et vivons.

Un contexte climatique en évolution

En France comme ailleurs en Europe, les risques climatiques s’intensifient : vagues de chaleur, inondations, sécheresses, îlots de chaleur urbains. Pourtant, trop de bâtiments construits aujourd’hui ne sont pas pensés pour le climat de demain. Cette réalité impose une réflexion urgente sur la manière dont nous concevons nos infrastructures et nos espaces de vie.

Un cadre structuré pour l’adaptation

Avec l’Alliance HQE-GBC, un cadre de définition de la résilience et de l’adaptation pour le cadre bâti structuré a été élaboré autour de 5 grands domaines et 15 leviers concrets pour faire de l’adaptation un réflexe opérationnel. Cet outil de travail est conçu pour servir l’intelligence collective et faciliter la mise en œuvre de solutions adaptatives.

« L’adaptation n’est pas une contrainte. C’est une opportunité de protéger, d’anticiper, et de renforcer la résilience sociale et environnementale. Ensemble, » a déclaré Marjolaine Meynier-Millefert

Une vision partagée

La conférence a été l’occasion de souligner l’importance de la collaboration et du partage des connaissances pour faire face aux défis climatiques. La résilience climatique sera locale, sociale et partagée – ou elle ne sera pas.

Un grand merci au réseau EFL et à son Président Ben Pluijmers pour son accueil et la qualité des échanges. Ces rencontres sont essentielles pour avancer ensemble vers un avenir plus résilient et durable.

Rencontres du Club de l’Amélioration de l’Habitat : L’évolution de l’habitat face aux transitions environnementales, économiques et sociétales

L’Alliance HQE-GBC est ravie d’avoir participé aux Rencontres du Club de l’Amélioration de l’Habitat dédiées à « L’évolution de l’habitat face aux transitions environnementales, économiques et sociétales » le 21 mai 2025 à Paris.  Cet événement a réuni des experts de renom, dont Marjolaine Meynier-Millefert, présidente de l’Alliance HQE-GBC, François Gemenne, professeur HEC et co-auteur du dernier rapport du GIEC, Simon Huffeteau, coordinateur gouvernemental du plan rénovation énergétique des bâtiments, Mathieu Alapetite, DG de France Silver Eco, Laurent Permasse, Directeur de Sofinco Eco Transitions, Jessica Brouard-Masson, Directrice de l’expertise et des politiques publiques de l’Anah, Franck Durand, secrétaire général de l’Unsfa, et Audrey Valin, sociologue chez Actes.

Accélérer la rénovation pour une transition réussie

François Gemenne a souligné l’urgence d’accélérer et de massifier la rénovation des bâtiments.

« Aujourd’hui, nous ne sommes pas dans la bonne trajectoire. Le grand enjeu pour réussir la transition est l’habitabilité, mais pour y arriver, il faut avoir un cap clair à moyen terme, proposer des dispositifs de financement clairs et efficaces, et rendre les métiers du bâtiment attractifs, » a-t-il déclaré.

L’humain au cœur de la résilience

Marjolaine Meynier-Millefert, Présidente de l’Alliance HQE-GBC, a rappelé que l’humain est au cœur de la résilience. « Le bâtiment n’est pas seulement un abri. C’est un maillon essentiel de la chaîne de résilience d’un territoire. Il doit protéger mais aussi absorber les chocs, continuer à fonctionner en mode dégradé, permettre aux occupants de rester en sécurité et en bonne santé, » a-t-elle affirmé.

Madame Meynier-Millefert a également présenté les cinq leviers du cadre de définition de la résilience et de l’adaptation pour le cadre bâti de l’Alliance HQE-GBC :

  1. Usages et Comportements : Adapter les comportements et les usages pour une meilleure résilience.
  2. Conditions de Santé et Confort : Assurer des conditions de vie saines et confortables.
  3. Formes Urbaines, Structures et Composants : Concevoir des structures urbaines et des composants adaptés.
  4. Site et Terrain : Optimiser l’utilisation des sites et des terrains pour une meilleure résilience.
  5. Planification, Réseaux, Services et Infrastructures : Planifier et développer des réseaux et infrastructures résilients.

L’objectif est d’agir immédiatement en conjuguant adaptation climatique, soutenabilité environnementale et justice sociale, en mettant l’humain au cœur de la résilience.

Nous adressons nos remerciements à Jacques Pestre, président sortant, et félicitons Antoine Desbarrières, nouvellement élu président. L’Alliance HQE-GBC est très heureuse de rejoindre le Conseil d’Administration du Club de l’Amélioration de l’Habitat.

Inscrivez-vous au lancement du bêta-test de l’outil E2IC !

Dans le cadre du projet de recherche E2IC (Évaluation Environnementale des Impacts Chantier), un outil numérique d’aide à la décision a été développé pour permettre aux acteurs de la construction, de la rénovation et de la déconstruction d’évaluer les impacts environnementaux de leurs chantiers.

Cet outil, conçu à partir des retours d’expérience de chantiers pilotes et de bases de données enrichies, entre désormais en phase de bêta-test. 

Nous lançons un appel à participation pour tester l’outil en avant-première et contribuer à son amélioration.

Une réunion de présentation de l’outil est organisée le 2 septembre à 9h afin de lancer officiellement cette phase de test. Elle permettra de découvrir les fonctionnalités, les modalités de test et les conditions de participation.

Annonce des projets retenus suite à l’appel à accompagnement n°4 #FaisTaFDES #FaisTonPEP & appel à prestataires et vérificateurs

Le quatrième appel à accompagnement #FaisTaFDES#FaisTonPEP lancé le 2 novembre 2024 par l’Alliance HQE-GBC avec le soutien financier de l’ADEME vise à encourager la création de nouvelles déclarations environnementales collectives.

A l’issue de l’appel à accompagnement n°4 qui s’est clôturé le 15 mars 2025, 13 projets ont été retenus par un comité regroupant l’Alliance HQE-GBC, l’ADEME et le coordinateur INIES.

La phase suivante est l’appel à prestataires pour réaliser ces FDES, PEP, PSR, configurateurs et outils d’extrapolation, qui se clôturera le 20 juin 2025, et  l’appel à vérificateurs qui, lui, se clôturera le 18 juillet 2025.

En savoir plus