L'alliance des professionnels pour un cadre de vie durable

L'alliance des professionnels pour un cadre de vie durable.

L’Alliance HQE-GBC, association reconnue d’utilité publique pour la construction durable, est partenaire de BATIMAT

L’Alliance HQE-GBC, acteur d’utilité publique de la construction durable, est partenaire de BATIMAT, le salon multi-spécialiste et international de l’industrie et des métiers du bâtiment qui aura lieu du 3 au 6 octobre 2022 à Paris Expo Porte de Versailles sur le stand Hall 1-J73

Après avoir participé au Low Carbon Construction Tour 2022 en Afrique et en Europe d’avril à juillet 2022, l’Alliance HQE-GBC sera partenaire du Club International et accompagnera les délégations internationales pendant BATIMAT.

L’association est aussi partenaire de l’Ecole des Ponts ParisTech dans le cadre du cycle de conférences du Master Spécialisé® Immobilier et bâtiment durables (IBD), Transitions carbone et numérique.

Au programme :

➡️ Mardi 4 octobre 11h00 : Towards the social acceptability of the decarbonization of buildings in France (Ecole des Ponts ParisTech) Thématique : Architecture décarbonée et solidaire
• Intervenante : Marjolaine Meynier-Millefert, Présidente de l’Alliance HQE-GBC

➡️ Mardi 4 octobre 2022 à 13h00 : Table ronde #BuildingLife Towards the decarbonization of the construction sector
• En présence de : Cristina Gamboa, CEO WGBC, Magali Reghezza-Zitt, Géographe Directrice du centre de formation sur l’environnement et la société à l’ENS et membre du haut conseil pour, Régis Meyer, Direction des Actions Européennes et Internationales, Délégué de la Global ABC et Marjolaine Meynier-Millefert, Présidente de l’Alliance HQE-GBC

➡️ Mardi 4 octobre 2022 à 17h00 : Panorama international de 12 experts de la construction – Décarbonation du secteur de la construction
• Introduction : Marjolaine Meynier-Millefert, Présidente de l’Alliance HQE-GBC, en partenariat avec L’Ecole des Ponts Paris Tech
• Animation : Stéphanie Merger, Fondatrice du projet AWAY Building Tomorrow’s Cities 

➡️ Mercredi 5 octobre 2022 à partir de 16h30 : Deuxième table ronde organisée par le Club de l’Amélioration de l’Habitat « Vers un habitat vertueux » le 5 octobre à partir de 16h30 en présence de Marjolaine Meynier-Millefert

➡️ Jeudi 6 octobre 2022 à partir à 10h00 : Gwenn Le Seac’h, Chargée de mission à l’Alliance HQE-GBC, présentera le guide sur la richesse de l’ACV, le 6 octobre de 10h à 11h dans le cadre des conférences Interclima.
Inscrivez-vous ici

Inscrivez-vous dès maintenant avec le code d’invitation :  BEX894050

Découvrez le programme du deuxième volet des conférences internationales du Mastère Spécialisé Immobilier et Bâtiment Durables qui feront intervenir 30 experts sur la Stratégie Neutralité Carbone dans l’immobilier et le bâtiment à travers le monde à horizon 2050 en présentiel à BATIMAT.

La Direction de l’urbanisme, de l’habitat et des paysages (DHUP) lance la phase de test de l’indicateur du potentiel d’intelligence des bâtiments

Appel à candidatures prolongé jusqu’au 1er novembre 2022 auprès des professionnels de l’audit et de l’inspection et auprès des propriétaires de bâtiments, pour prendre part à l’expérimentation qui débute.

Cet indicateur, qu’on nomme plus facilement SRI, de son intitulé anglophone « Smart Readiness Indicator », est un dispositif commun de l’Union pour évaluer le potentiel d’intelligence des bâtiments.

Le SRI évalue la capacité d’un bâtiment à : 1. Optimiser son efficacité énergétique, 2. S’adapter aux besoins des occupants (confort, santé, bien-être, etc) et 3. Interagir avec les réseaux d’énergie (flexibilité énergétique).

La phase de test : les premières évaluations devraient débuter cet automne, actuellement la DHUP procède au recrutement des professionnels qui réaliseront ces évaluations. Ils seront formés à et accompagnés par le CEREMA, établissement public et centre d’études et d’expertise, qui sera leur interlocuteur pour toutes les questions techniques.

La DHUP s’adresse également aux propriétaires désireux de faire tester leurs bâtiments et ce, quelle que soit leur typologie (industrie, tertiaire ou logement).

Opportunité pour le secteur : cette expérimentation offre l’opportunité de se former sur de nouvelles compétences, d’avoir une visibilité sur le site dédié et d’être associé aux politiques environnementales.

Opportunités pour les propriétaires : dans le contexte actuel de crise énergétique, l’indicateur vous permettra de connaître l’intelligence de votre bâtiment et sa possible progression. Ce peut être aussi l’occasion de mettre en avant vos bâtiments, sobres et confortables.

Echéance de candidature pour les professionnels : le 1er novembre 2022.

Retrouvez en ligne :

L’Alliance HQE-GBC lance un test HQE Performance Economie Circulaire 2 !

Appel à Test Economie Circulaire : Digitalisation de la méthode MFA (Analyse des flux matières)

Le premier test HQE Performance Economie Circulaire a été mené en 2019 après la création d’un cadre de définition de l’économie circulaire en 2018. Aujourd’hui, alors que la nouvelle Réglementation Environnementale (RE2020) vient répondre aux objectifs de réduction des impacts environnementaux de la construction en France, l’Alliance HQE-GBC lance un deuxième Test HQE Performance qui fait suite aux travaux sur la méthode MFA, méthode mise à jour à la suite du 1er Test HQE Performance 2019.

La numérisation de la méthode MFA : pour plus d’efficacité dans son application

Le développement numérique de la méthode MFA a pour objectif de faciliter la prise en compte d’un indicateur économie circulaire dans l’évaluation environnementale d’un bâtiment.

C’est dans cette optique que l’Alliance HQE-GBC pilote le développement d’un outil numérique. Pour simplifier au maximum l’utilisation de la méthode MFA, l’outil se base sur les fichiers réglementaires RSEE réalisés dans le cadre de la réglementation RE2020. L’outil exploite automatiquement les informations des déclarations environnementales produits sur les masses des produits, les distances de transport associées et les résultats de flux entrants et sortants. Quelques ajustements supplémentaires dans le calcul pourront être nécessaires pour affiner certaines hypothèses par l’utilisateur, mais le temps d’étude supplémentaire sera considérablement limité.

 Lancement du test HQE Performance

L’objectif de ce nouveau Test HQE Performance est d’expérimenter cette première version automatisée d’un Outil MFA. Les retours des professionnels du bâtiment, exprimés dans le test, permettront d’ajuster le développement de l’outil MFA et de proposer une nouvelle version automatisée répondant aux attentes des utilisateurs.

Pourquoi participer ?

Participer à ce Test HQE Performance, c’est :

  • S’engager pour l’innovation collaborative
  • Guider ses choix en tenant compte d’une approche multicritère
  • S’inscrire parmi les acteurs engagés dans l’économie circulaire
  • Commencer à quantifier les performances de ses projets grâce aux différents indicateurs de circularité
  • Contribuer au développement d’outils permettant d’améliorer les bonnes pratiques en matière d’économie circulaire sur le bâtiment

Téléchargez la fiche d’inscription

Date limite de candidature : 24 octobre 2022

L’Alliance HQE-GBC contribue à l’évolution de la démarche EcoQuartier

L’association Alliance HQE – GBC a participé le vendredi 23 septembre 2022 au GT #EcoQuartier2030 impulsé par Florian Bercault, Maire de Laval et Président de la Commission nationale EcoQuartier, qui vise à faire évoluer la démarche EcoQuartier et l’inscrire dans les 4 défis du programme « Habiter la France de demain » du Ministères Écologie Énergie Territoires : promouvoir des projets d’aménagements sobres, résilients, inclusifs et producteurs de valeur.

Promue par le Ministère depuis 2009 la démarche EcoQuartier doit en effet évoluer pour :

  • répondre à la nouvelle feuille de route gouvernementale pour la ville durable,
  • répondre aux évolutions institutionnelles (création de l’association France Ville Durable et de l’Agence Nationale de la Cohésion des Territoires) et à la nouvelle organisation des services déconcentrés de l’État,
  • mieux inscrire la démarche dans le paysage des autres démarches d’accompagnement des territoires (Ateliers des territoires, démarches de certification ou de normalisation comme HQE Aménagement ou ISO 37101, etc),
  • mieux outiller les territoires pour mettre en œuvre la transition.

Lancés suite à la publication en janvier 2022 d’un livre blanc avec l’identification de 9 mesures pour renouveler la démarche EcoQuartier, les ateliers réunissent les partenaires pour travailler ensemble à l’évolution du référentiel et du processus de labellisation.

LIFE Level(s) – Conclusion de trois ans de travaux européens

Le projet européen Life Level(s) a débuté fin 2019, menée en collaboration avec 8 autres associations membres du World GBC, il a eu pour objectif de démocratiser la construction des bâtiments durables en Europe. Il s’est appuyé sur le cadre de travail Level(s) développé par la commission européenne pour évaluer les impacts environnementaux des projets de construction. Le projet Life Level(s) a visé notamment à accélérer la prise en compte par les autorités publiques d’indicateurs sur le cycle de vie, comme l’ACV et le Coût Global, ainsi que d’un indicateur de Qualité de l’Air Intérieur.

              Au cours des trois années pendant lesquels le projet a accompagné les travaux de l’Alliance HQE-GBC, de nombreuses actions ont été mises en place. Des acteurs du bâtiment ont partagé leur expérience quant à l’intégration de l’ACV, de la QAI et du Coût Global dans leur projet de construction, d’autres se sont formés aux divers sujets du bâtiment durable et certains se sont engagés à utiliser ces indicateurs dans leurs futures démarches. Les multiples contenus produits par l’Alliance HQE-GBC pour ce projet sont disponibles ici.

              Clôturé en Septembre 2022, le projet Life Level(s) a vocation à se poursuivre. En effet, fort d’une première expérience partagées riche en enseignement, les GBC membres du consortium sortent convaincus qu’une action environnementale impactante doit se déployer à une échelle européenne. Ils discutent actuellement ensemble des modalités d’une prochaine collaboration permettant de pousser encore plus loin le sujet du bâtiment durable.  

La démarche HQE Aménagement au sein de l’Alliance HQE-GBC France

François Rieussec, Président de l’UNAM, Union Nationale de Aménageurs, présente la démarche HQE Aménagement pour un cadre de vie durable.

NZC Rénovation : Quels leviers pour une rénovation vraiment bas carbone ?

Les résultats du programme d’innovation collaborative NZC Rénovation ont été dévoilés à l’occasion du webinaire Quels leviers pour une rénovation vraiment bas carbone ? qui a eu lieu le jeudi 6 janvier 2022 avec la participation de Marjolaine Meynier-Millefert, Présidente de l’Alliance HQE-GBC France, Estelle Réveillard, Directrice de l’Alliance HQE-GBC France, Nadège Oury, chargée de mission à l’Alliance HQE-GBC France, Simon Davies, Directeur AIA Environnement, Maxime Havard, Pilote Bas carbone AIA Environnement, Diego Aguilera, Responsable Développement et Maîtrise d’ouvrage, Vilogia Grand Sud, Nicolas Jandot, Directeur RSE, Gecina, Jean-Eric Fournier, Directeur Développement Durable, Covivio,

Ces derniers montrent que la rénovation bas carbone s’inscrit dans une démarche holistique de rénovation environnementale.

Deux enseignements sont à retenir :

  • Les notions de temps de retour carbone : La démarche de neutralité carbone appliquée au projet NZC consiste en priorité à réduire le plus possible le temps de retour carbone.
  • Il existe 5 leviers pour la rénovation bas carbone :
  1. Tacticité : Préserver l’existant, pas de matériau inutile, réinterroger la valeur d’usage
  2. Circularité : Réemploi in situ, ex situ, déconstruction sélective, récupération de ressources
  3. Matérialité : Mixité constructive, éco matériaux adaptés à la rénovation
  4. Technicité : Conception low-tech, discernement digital, la bonne technologie au bon endroit
  5. Externalité : Partage et mutualisation avec les voisins, compensation avec des externalités positives sur le territoires.

Les résultats sont disponibles ci-dessous:

Pour un savoir plus, visionnez le webinaire NZC Rénovation.

ENERJ-MEETING 2022 : Construire et ré-nover, objectif zéro carbone

L’Alliance HQE-GBC est partenaire de cet événement qui s’adresse aux prescripteurs du bâtiment.

CONSTRUIRE ET RÉ-NOVER, OBJECTIF ZÉRO CARBONE : découvrez les nouvelles réglementations, des retours d’expérience concrets et les dernières tendances du marché.

Plus d’info et inscriptions

Cadre de définition de la résilience et de l’adaptation pour le cadre bâti

Pour aider les décideurs de l’aménagement urbain à mieux appréhender la résilience et l’adaptation pour le cadre bâti  et agir, l’Alliance HQE-GBC France publie  « le cadre de définition de la résilience et de l’adaptation pour le cadre bâti ». Ce document propose un langage commun et une vision structurante afin d’accompagner les acteurs et leur faciliter la mise en œuvre opérationnelle dans les secteurs de la construction et de l’aménagement.

Découvrez la publication

L’Alliance HQE-GBC France présente à la COP26 à Glasgow

Marjolaine Meynier-Millefert, Présidente de l’Alliance HQE-GBC France est intervenue en ouverture de la séquence décarbonisation du secteur du bâtiment à la COP26 à Glasgow en Ecosse dans un discours intitulé « La décarbonation du secteur du bâtiment 5 ans après la COP21 : quelles clés de réussite ? Quelle est la suite ? ».

Mesdames et Messieurs,
Invités distingués,
Bonjour,
 
« Comment le secteur des bâtiments va-t-il atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 ?
 
Dans les allées de cette 26e conférence contre le changement climatique, chacun mène ses propres batailles climatiques. Celle-ci c’est la mienne. C’est la mission que m’a confié le gouvernement français depuis 2017 et je suis fière de pouvoir vous présenter aujourd’hui l’engagement de la France dans cette tâche. Car, plus qu’une mission, ça a été mon obsession ces dernières années.
 
Mais ce qui est plus important, c’est que si vous êtes assis ici, à m’écouter, cela signifie que c’est aussi une bataille que vous menez. Je voudrais donc tout d’abord vous remercier pour votre propre travail et souligner à quel point je suis reconnaissante d’avoir l’occasion d’échanger avec vous tous sur la façon dont nous abordons chacun ce défi spécifique dans nos pays respectifs.
Partager nos savoirs durement acquis concernant ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas est la seule façon d’aller de l’avant. Et que nous le fassions ici me rend très optimiste.
 
Le secteur des bâtiments, en France, est responsable d’environ un quart des émissions de gaz à effet de serre… c’est-à-dire si l’on se concentre uniquement sur les 2 premiers périmètres que sont la consommation d’énergie au sein des bâtiments et la production d’énergie pour les bâtiments.
Si vous prenez également en compte le troisième périmètre, c’est-à-dire le carbone émis lors de la production de matériaux utilisés pour la construction ou la reconstruction, ce nombre grimpe pour atteindre environ un tiers de nos émissions totales de gaz à effet de serre.
 
Cela signifie évidemment que depuis les accords de Paris, le secteur des bâtiments est une cible prioritaire pour la France. Et il est juste aussi que la stratégie du secteur des bâtiments soit un thème clé de la conférence de cette année. On parle de 10 milliards de tonnes de CO2 émises en 2019. C’est 38% des émissions totales mondiales… 38% !
 
En France, le secteur représente également environ la moitié de la consommation finale d’énergie, principalement pour assurer les besoins de chauffage et de rafraîchissement des gens. Cela signifie que c’est aussi une question de santé, et une question de capacité à payer pour cette énergie.
 
La première étape logique était donc de réduire au minimum la consommation d’énergie dans les bâtiments neufs… Afin de ne pas rajouter de problèmes aux problèmes. A cet effet, la réglementation thermique de 2012 a poussé l’objectif énergétique français à rejoindre les plus bas au monde : elle préconisait un maximum de 50 kwh/m2/an. C’était important et ambitieux, mais pas suffisant.
 
Il fallait aussi tenir compte du fait que les nouvelles constructions ne représentent qu’environ 1% des bâtiments, et qu’à ce rythme, d’ici 2050, seulement 30% au mieux du parc immobilier total aurait été remplacé et aurait atteint les normes requises. Il était donc important de traiter les bâtiments existants aussi.
 
Ainsi, une loi votée en 2015, parallèlement aux accords de Paris, stipulait que d’ici 2050, tous les bâtiments existants, qu’ils soient publics ou privés, logements ou bureaux, devaient être rénovés afin de ne pas consommer plus de 80 kwh par m2 par an. L’objectif, à l’époque, était de s’attaquer à 500 000 logements par an. Mais nous avons pris du retard bien sûr, donc maintenant nous parlons d’un million de rénovations globales par an ! C’est énorme! C’est presque impossible !
 
Et jusqu’à récemment, à vrai dire, nous étions confrontés à un double problème : nous ne pouvions pas engager les ménages dans des rénovations suffisamment profondes et le nombre total de logements rénovés chaque année était encore insuffisant, quoi que nous fassions.
 
Je suis heureuse de dire qu’engager les gens à rénover n’est plus un problème. Grâce à une profonde transformation et simplification de notre dispositif de subventions, grâce à un soutien financier massif à cet objectif, grâce aussi, disons-le, au mouvement des gilets jaunes, qui a déclenché une prise de conscience sans précédent sur le fait que la rénovation des bâtiments est la clé d’une transition socialement juste, et grâce enfin au confinement COVID, qui a convaincu tout le monde, même au-delà des spécialistes, que la rénovation des bâtiments servait des finalités sanitaires et économiques autant qu’environnementales … grâce à tous ces facteurs réunis : la route vers la massification est enfin pavée !
 
Nous sommes aujourd’hui confrontés à un nouveau défi, celui de trouver la main-d’œuvre capable de transformer les objectifs climatiques en chantiers de rénovation réels. S’il est difficile d’évaluer combien de travailleurs seront nécessaires (est-ce deux fois plus ? Dix fois plus ?), on est sûrs qu’il faudra recruter massivement. Nous aurons besoin d’au moins 300 000 nouvelles recrues très vite ! J’ai presque envie de demander aux jeunes qui font la grève pour le climat ces jours-ci de plutôt se lancer dans une formation pour devenir des professionnels de la rénovation, car nous sommes et nous serons largement à court de main d’œuvre. Et ce serait un moyen très concret pour eux également d’agir pour le climat.
 
Au-delà de la rénovation des bâtiments, qui représente un grand défi opérationnel et de management, la véritable révolution environnementale que le secteur a entrepris ces derniers mois en France, est notre dernière réglementation du bâtiment. C’est vraiment cela qui va changer la donne.
 
Cette réglementation, la RE2020, a pour objectif de passer d’une réglementation essentiellement thermique (axée principalement sur l’utilisation de l’énergie) à une réglementation environnementale. Les nouvelles normes prendront ainsi en compte les émissions de gaz à effet de serre tout au long du cycle de vie du bâtiment, de la construction à la démolition. Il a en effet été démontré qu’un bâtiment à haute efficacité énergétique, bien conçu, dégagera plus de carbone au moment de sa construction, que dans sa phase d’utilisation s’il utilise une énergie bas carbone.
 
Pourquoi cela change-t-il la donne ? Parce que cela jette les bases d’une évaluation efficace des émissions de carbone dans tous les aspects d’un bâtiment et cela crée un cadre de transparence qui empêchera fondamentalement le greenwashing.
 
Cela encouragera les investisseurs à sélectionner pour chaque projet une combinaison de matériaux et de solutions techniques avec une nouvelle ligne directrice : il ne s’agira plus seulement de coûts et de services, il s’agira également de choisir la meilleure valeur environnementale. Et de ce fait, il incitera à son tour les industriels à augmenter la valeur environnementale de chacun de leurs produits… Il encouragera aussi de nouvelles manières de concevoir les bâtiments… c’est un cercle vertueux qui s’élargit de minute en minute !
 
Je dois en vanter un peu les mérites. D’abord parce que.. bon d’abord parce que je suis française et vous savez comment ça se passe : si je ne me vante pas un peu de quelque chose à un moment donné c’est que je ne suis pas vraiment française… mais surtout, je dois m’en vanter parce que c’est assez unique ! Les nouveaux bâtiments produits en France seront désormais conformes aux normes de neutralité carbone. Ce n’est pas un engagement prometteur pour un avenir lointain. Cela se passe en ce moment. Et ça change tout !
 
L’Alliance pour la Haute Qualité Environnementale que je représente également fièrement aujourd’hui possède la plus grande base de données de déclarations environnementales de produits au monde. Cela s’appelle INIES et vous devriez écrire ce nom! Cette base de données est au cœur de la RE2020 et de ce nouveau système d’évaluation.
 
Cette réglementation ENVIRONNEMENTALE nous donne la bonne impulsion et les bons outils. Cela nous pousse à nous poser toutes les bonnes questions, dans le bon ordre ! Et les nouveaux bâtiments ne sont que la pointe de l’iceberg (dont on peut espérer qu’il ne fondra plus) !
 
 
Je vous donne un exemple : l’Alliance HQE-GBC va bientôt livrer une étude sur la manière dont la nouvelle réglementation carbone pourrait également s’appliquer aux rénovations. Nous créons un indicateur de retour sur investissement carbone pour nous aider à savoir quand il est plus intéressant de rénover que de déconstruire et reconstruire, et quand ce n’est pas le cas. Quel est le point d’équilibre carbone ? à quel moment les bénéfices de la rénovation compensent-ils l’investissement carbone initial ? l’étude montre que si aucune attention n’est portée à cet indicateur, le temps de retour sur investissement carbone peut dépasser 50 ans pour une rénovation de bâtiment. Dans un monde où on vise les 1,5°, ce type d’information est VITAL et devrait devenir systématique dans notre vie quotidienne et nos décisions stratégiques.
 
Avec ce genre de méthode, vous réfléchissez à ce qu’il faut garder et ce qu’il faut retirer du bâtiment que vous devez rénover. Cela vous donne une ligne directrice constante pour hiérarchiser les opérations et éviter le superflu.
 
Cela fait de l’économie circulaire plus qu’une mode, cela la rend indispensable : que puis-je garder ? Que puis-je réutiliser ? Si je ne le garde pas, est-ce que ça peut être réutilisé ailleurs ?
Cela questionne l’utilisation de nouveaux matériaux et équipements ainsi que leur mise en œuvre : que faut-il installer ? où et dans quel but ? Quand faut-il choisir une technologie low-tech ou pas de tech du tout plutôt qu’une technologie d’efficacité énergétique ?
 
Enfin, cela interroge les interactions que le bâtiment peut avoir avec son environnement : est-il possible d’augmenter le taux d’occupation du bâtiment ? est-il possible de partager les espaces ? un parking par exemple, une pièce peu utilisée ? Cela permet de mesurer les externalités positives que peut avoir une rénovation, comme la réduction des déplacements par exemple. Cela pourrait (et devrait) même encourager de nouveaux modes de vie bas carbone à l’échelle du quartier.
 
Ces exemples montrent l’évolution du secteur des bâtiments. Nous sommes passés de la réglementation thermique à la réglementation environnementale : la rénovation des bâtiments suivra bientôt le même chemin.
 
Mais si il y a une chose que l’on a appris en France du mouvement des gilets jaunes qui a mis le feu aux Champs Elysées il y a quelques mois, c’est que la transition environnementale ne fonctionnera pas sans justice sociale. Et c’est ce qu’il y a de plus beau là-dedans : c’est du gagnant-gagnant. Vous obtenez plus de bien-être (à la fois immédiat et à long terme) pour les gens à un coût maîtrisé. Il n’y a aucun sacrifice à faire.
 
C’est quelque chose que nous tenons toujours à rappeler : tout projet est multi-facettes et doit être évalué sous tous les angles à la fois. L’équilibre est la clé du développement durable. Prenez n’importe quel indicateur, concentrez-vous sur celui-ci au point de devenir aveugle à tout le reste et vous êtes presque sûr que quelque chose va très vite très mal tourner. Le confort, l’eau, l’énergie, la biodiversité, pour ne citer que quelques autres sujets, sont tout aussi importants que les indicateurs carbone. Mais c’est ce sur quoi nous allons travailler l’année prochaine, donc c’est une histoire pour une autre conférence sur le climat… et j’ai déjà été trop longue.
 
Pour conclure, comme vous je suppose, j’ai entendu des commentaires selon lesquels cette Conférence ne serait peut-être pas aussi ambitieuse qu’elle devrait l’être.
Eh bien, pour ma part, je n’aime pas que les gens jettent l’éponge avant la fin du match.
Parce que nous le savons : le succès de cette COP dépendra du nombre d’actions concrètes qui auront lieu quand nous rentrerons chez nous.
Alors si je peux me permettre, je voudrais terminer par un message optimiste pour ceux à l’extérieur qui craignent qu’on soit en train de les laisser tomber : venez regarder de plus près le secteur du bâtiment, car ici, je suis heureuse de le dire, il y a vraiment des choses qui se passent, et nous avons les clefs de 38% de la solution !
 
Merci.
 

Marjolaine Meynier-Millefert, Présidente de l’Alliance HQE-GBC France et Députée de L’Isère
Les intervenants Marjolaine Meynier-Millefert, Mariana Castano-Cano, Cédric Borel, Robert Spencer, Christian Brodhag, Régis Meyer, Karim Selouane, Mike Enskat, Jérémy Bourgault, Cédric de Meeus, la séquence décarbonisation du secteur du bâtiment au Pavillon France le 11 novembre 2021

L’Alliance HQE-GBC France a célébré ses 25 ans à Lyon

Au programme des 25 ans de l’Alliance HQE-GBC France, la visite d’un chantier de logements en cours de certification NF Habitat HQE avec Gecina, Batigère Rhône-Alpes, Grand Lyon, Agence SUPERMIXX et Cerqual et de l’écoparc Gerland 75 certifié HQE™ Aménagement avec Mission Gerland, D2P Aménagement et Certivéa.

Suivi d’une table ronde :« Du bâtiment à la ville, au territoire : comment trouver l’équilibre entre les enjeux environnementaux, sociétaux et économiques ? » en présence de Marjolaine Meynier-Millefert, Magali Reghezza-zitt, Méka Brunel, Frédéric Carteret, François Petry, Cédric Szabo et Béatrice Vessiller.

A cette occasion, Marjolaine Meynier-Millefert, Présidente de l’Alliance HQE-GBC France, et Patrick Nossent, Président de Certivéa, ont par ailleurs répondu à une interview croisée .

Les derniers chiffres Inies

Baromètre au 30 septembre 2021

Alors que l’entrée en application de la RE2020  se rapproche, il est temps de s’intéresser aux chiffres de la base de données INIES, qui fournit les données environnementales et sanitaires de référence pour le bâtiment. 

Le nombre de données est en constante progression. À ce jour, 4502 données sont disponibles. Entre le 31/12/2020 et le 30/09/2021, le taux de croissance a étéde 15,4% (cf. Baromètre INIES 2021).  

Au 30 septembre 2021, les 4502 données renseignées se répartissaient en 3049 données spécifiques (2545 FDES et 502 PEP), 1365 données environnementales par défaut et 67 données conventionnelles de services, mises à disposition des acteurs dans la dynamique de la future RE2020 

Les vérificateurs des Programmes de vérification 

Chaque année a lieu une session d’habilitation pour les nouveaux vérificateurs. Pour ceux déjà habilités, un renouvellement par les pairs se déroule tous les 3 ans. 

Pour le programme PEP Ecopassport, on peut compter 2 renouvellements et 6 nouveaux vérificateurs, portant à 29 le nombre de vérificateurs PEP.  

Pour le programme INIES, ce fut l’occasion de renouveler 5 vérificateurs et d’en accueillir 3 nouveaux, portant à 23 le nombre de vérificateurs INIES .