L'alliance des professionnels pour un cadre de vie durable

L'alliance des professionnels pour un cadre de vie durable.

Appel à candidature Test HQE Performance Empreinte Eau – jusqu’au 15 septembre pour vous inscrire

Identifiez les leviers pertinents pour réduire l’empreinte eau de vos projets !

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L’eau : un enjeu encore trop peu intégré dans les choix de conception !

Face aux tensions croissantes sur la ressource, la question de l’eau devient un sujet de plus en plus structurant pour les acteurs du bâtiment et de l’aménagement. Pourtant, dans les pratiques actuelles, elle reste encore peu prise en compte dans les arbitrages de conception, en particulier en phase amont, au moment où se décident pourtant les choix les plus déterminants.

Quand elle est abordée, l’eau l’est souvent sous un angle partiel : consommations en exploitation, gestion des eaux pluviales ou équipements hydro-économes. Plus rarement, elle est appréhendée de manière globale, en intégrant l’ensemble des flux d’eau liés au projet sur son cycle de vie : matériaux, chantier, exploitation, consommations indirectes, rejets, effets sur le milieu naturel.

Or, sans méthode harmonisée et sans outil opérationnel mobilisable dès les premières phases d’un projet, il reste difficile d’objectiver les impacts liés à l’eau et d’en faire un véritable critère de décision, au même titre que le coût, le carbone ou l’énergie.

Aqua’PRINT : faire de l’empreinte eau un critère de décision dans les projets

C’est tout l’objet du projet de R&D Aqua’PRINT, porté par le CSTB et AIA Environnement, lauréats du programme Innov’Eau de l’ADEME, avec l’appui de l’Alliance HQE-GBC.

Aqua’PRINT vise à développer une méthode d’évaluation et de comparaison de l’empreinte eau des projets immobiliers sur l’ensemble de leur cycle de vie, via un outil mobilisable dès les premières phases de conception.

La méthodologie développée doit permettre de :

  • quantifier les flux d’eau d’un projet : prélèvements, consommations et rejets ;
  • analyser les différents postes contributeurs à l’empreinte eau ;
  • comparer des variantes de conception à un scénario de référence ;
  • éclairer les arbitrages de projet à partir d’une approche multicritère et cycle de vie.

L’objectif est clair : rendre la question de l’eau plus opérationnelle dans les choix de conception, de programmation et, à terme, dans les pratiques de la filière.

Un test HQE Performance pour confronter la méthode à des cas réels !

Afin de consolider cette méthode, l’Alliance HQE-GBC lance aujourd’hui un appel à candidature pour le Test HQE Performance Empreinte Eau – Aqua’PRINT.

L’objectif de cet appel est d’identifier des cas d’étude représentatifs qui permettront de tester et d’améliorer la méthode Aqua’PRINT, tout en valorisant des projets déjà engagés dans une démarche ambitieuse de gestion de l’eau.

Les opérations sélectionnées bénéficieront d’une évaluation gratuite de leur empreinte eau, réalisée par les équipes du projet. Les résultats permettront d’identifier les postes les plus contributeurs, de comparer le projet à un scénario de référence et d’objectiver les bénéfices des solutions mises en œuvre.

Les retours des participants sur la disponibilité des données, les difficultés de collecte et la lisibilité des résultats constitueront également une matière précieuse pour fiabiliser la méthode et préparer la diffusion future de l’outil.

Objet de l’appel à candidature

L’appel à candidature vise à sélectionner jusqu’à 8 projets qui feront l’objet d’une évaluation de leur empreinte eau dans le cadre du test HQE Performance.

Pour les participants, cela signifie :

  • Bénéficier d’une étude d’empreinte eau gratuite de leur opération (coût approximatif 5 000€) ;
  • Disposer d’une lecture comparative de leur projet par rapport à un scénario de référence ;
  • Contribuer à la mise au point d’une méthode inédite appelée à être diffusée plus largement dans la filière ;
  • Valoriser leur opération comme projet pilote Aqua’PRINT, avec attestation et possibilité de mise en avant dans les communications du programme ;
  • Pour les structures volontaires, accéder ensuite à une phase de bêta-test de l’outil Aqua’PRINT ;

Projets concernés par l’appel à candidature

L’appel vise prioritairement des projets :

  • de logement ;
  • de bureaux ;
  • de bâtiments d’enseignement.

Les projets recherchés sont de préférence :

  • des projets neufs ;
  • déjà livrés, ou a minima en fin de chantier.

Des projets de rénovation pourront également être retenus à titre exceptionnel, dès lors qu’ils intègrent des solutions particulièrement ambitieuses ou innovantes en matière de gestion de l’eau.

Les projets mettant en œuvre une stratégie de réduction des consommations ou des dispositifs de gestion de l’eau seront particulièrement intéressants : récupération d’eau de pluie, réutilisation des eaux non conventionnelles, infiltration, traitement, pilotage des consommations, etc.

Vous souhaitez répondre à cet appel à candidature et bénéficier d’un accompagnement personnalisé ?

Pour répondre à l’appel à candidature, il suffit de :

  • prendre connaissance du document de cadrage du Test HQE Performance
  • et remplir le formulaire de candidature avant le 15 septembre 2026.

Inscription et accompagnement gratuits . Vous pourrez aussi valoriser le temps passé par vos collaborateurs au titre du mécénat de compétences

Pour en savoir plus : webinaire de présentation du projet AQUA’PRINT

Réemploi en rénovation tertiaire : premiers enseignements du démonstrateur français du projet européen DRASTIC

Le projet européen DRASTIC, financé dans le cadre d’Horizon Europe, vise à tester des solutions concrètes pour transformer les pratiques du secteur du bâtiment, notamment en matière de circularité et de réemploi.

En France, le démonstrateur, piloté par Saint-Gobain, s’intéresse à un gisement encore peu exploité : les produits d’aménagement intérieur (dalles de plafond, cloisons), généralement déposés puis éliminés lors des cycles de rénovation, malgré leur potentiel de réutilisation.

L’objectif n’est pas de démontrer un principe, mais de tester les conditions réelles de mise en œuvre du réemploi dans une opération de rénovation tertiaire.

Le projet suit une chaîne complète :

  • diagnostic sur site (état, dimensions, potentiel de réemploi)
  • dépose sélective
  • contrôles qualité (technique, acoustique, qualité de l’air intérieur)
  • remise en état partielle si nécessaire
  • transport, traçabilité et réinstallation

Ces étapes sont aujourd’hui peu structurées dans les opérations courantes. Le démonstrateur vise précisément à les formaliser et à tester leur faisabilité à une échelle opérationnelle

Des verrous identifiés

Les premiers travaux mettent en évidence plusieurs difficultés majeures :

  • organisation de la déconstruction sélective
  • définition de protocoles de contrôle qualité
  • logistique (stockage, transport, délais)
  • traçabilité des produits sur plusieurs cycles de vie
  • responsabilité, garantie et assurance
  • mise en relation entre offre et demande

Ces enjeux dépassent largement la seule dimension technique et nécessitent une structuration de l’ensemble de la chaîne de valeur.

Dans le secteur des bureaux, les cycles de rénovation sont courts (environ 6 ans en région parisienne), ce qui génère des volumes importants de produits déposés, aujourd’hui majoritairement incinérés ou mis en décharge

Le réemploi de ces éléments représente donc un levier concret pour développer des pratiques circulaires, à condition de résoudre les contraintes opérationnelles identifiées.

Le démonstrateur français s’inscrit dans une approche plus large du projet DRASTIC, qui repose sur plusieurs sites pilotes en Europe pour tester des solutions techniques, organisationnelles et économiques, et en analyser les conditions de déploiement.

L’intérêt de cette démarche réside dans la production de retours d’expérience directement issus d’opérations réelles, permettant d’alimenter les réflexions sur la structuration de filières de réemploi dans le secteur de la rénovation.

Un webinaire dédié présentera les premiers enseignements du démonstrateur français, en détaillant les étapes mises en œuvre, les difficultés rencontrées et les perspectives.

📅 10 juin 2026
🕑 14h00 – 15h30 (CET)
🗣️ En français

Cet événement est organisé dans le cadre du projet européen DRASTIC. Pour plus d’information sur le projet : Home | Drastic

L’outil E2IC est désormais accessible à l’ensemble des professionnels de la construction et du chantier

Après deux années de développement et d’expérimentation, l’outil E2IC (Évaluation Environnementale des Impacts de Chantier) est désormais accessible librement en ligne. Issu d’un projet de recherche appliquée, il vise à mieux objectiver les impacts environnementaux de la phase chantier, en construction neuve, rénovation et déconstruction.

Un outil pour objectiver la phase chantier

La phase chantier reste l’un des angles morts de l’évaluation environnementale des opérations de construction, alors même qu’elle concentre des consommations d’énergie et d’eau, des mouvements de terres et, selon les cas, des flux importants de déchets et de matériaux issus de la déconstruction.

Le projet E2IC a été conçu pour répondre à ce manque, en proposant un outil numérique gratuit, fondé sur une méthode pragmatique et compatible avec les cadres existants, notamment la RE2020 pour la construction neuve.

Un projet de recherche désormais ouvert

Porté par le CSTB et l’Alliance HQE-GBC, en partenariat avec le SEDDRe et Bouygues Bâtiment Île-de-France, et le soutien de l’ADEME, le projet E2IC s’inscrit dans une logique de recherche appliquée et de progrès collectif.

L’outil est libre, gratuit, volontaire et n’a pas vocation à être commercialisé.

Découvrez l’outil E2IC dès aujourd’hui ! 👉 https://www.hqegbc.org/e2ic/
Vous souhaitez aller plus loin ? Contactez nous : secretariat@hqegbc.org.