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Cette thématique dès l’origine mise en avant à travers les anciennes cibles santé de la démarche HQE constitue une préoccupation majeure pour le secteur de la construction. Elle nécessite d’impliquer toute la chaîne des acteurs et de s’interroger tout au long du cycle de vie des opérations, en programmation, conception, sur le chantier et en exploitation. Elle invite à une réflexion multicritère en faveur de la performance environnementale des bâtiments, de leur performance énergétique et sanitaire. Aussi, un groupe de travail interprofessionnel dédié conduit des travaux pour que la mesure de la qualité de l’air intérieur, clé de progrès, devienne pratique courante.

L’Alliance HQE-GBC a déjà produit de nombreux travaux notamment des protocoles de mesures (à réception et en exploitation) qui constituent des cadres de référence pour l’évaluation de la QAI des bâtiments. Le groupe de travail poursuit ses ambitions en 2019 pour sensibiliser et apporter des connaissances aux acteurs de la construction, se fixant notamment pour objectif l’écriture d’une note relative aux mesures en continue et la parution de fiches retours d’expérience.

Les enjeux

L’enjeu sanitaire que représente la qualité de l’air intérieur n’est aujourd’hui plus à démontrer. En 2014, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) et l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur (OQAI) ont chiffré à environ 28 000 le nombre de nouveaux cas de maladies et à plus de 20 000 le nombre des décès liés à six polluants de l’air intérieur en France annuellement, soit un coût d’environ 19 milliards d’euros.

La prise en compte de la QAI renvoie donc à des enjeux majeurs de santé publique (intoxications, allergies, infections, risques à long terme, respiratoires et cardiovasculaires) mais aussi de confort (sensations de gênes, inconfort, nuisances olfactives, symptômes divers). Sa bonne qualité gage à contrario de nombreux bénéfices et effets positifs, tel que la hausse de productivité, un meilleur apprentissage des enfants, une baisse du taux d’absentéisme et la sensation de bien-être.

Les travaux de l’Alliance HQE-GBC

Grâce aux travaux de l’Observatoire de la Qualité de l’Air Intérieur et à ses campagnes de mesure, nous connaissons mieux aujourd’hui les polluants des environnements intérieurs et leur impact sanitaire et économique. Ces recherches ont nourri l’information publique et largement contribué à la sensibilisation des acteurs qui se sont alors interrogés sur la qualité de l’air intérieur de leurs espaces de vie.

Mais, quelles mesures faire, quels sont les polluants à mesurer, quelles sont les valeurs guides de référence… ? Telles ont été les questions auxquelles il a fallu apporter des réponses opérationnelles à coût maîtrisé avec la définition et la publication des protocoles pour la réalisation de campagne de mesure de la QAI, avec une première version en 2013 des Règles d’application pour l’évaluation de la qualité de l’air intérieur à la réception d’un bâtiment neuf ou rénové. Des règles que l’Alliance HQE-GBC a élargi sa publication pour les bâtiments en exploitation publiée en mars 2018.

Soucieuse d’accompagner l’évolutions des pratiques, l’Alliance HQE-GBC propose également un guide pratique de préconisations opérationnelles selon 5 étapes clés pour favoriser à la fois la mise en œuvre de campagnes de mesures à réception et les bons résultats de ces dernières.

Pour montrer la diversité du sujet l’Alliance a également mis à disposition le recueil du Dossier thématique Qualité de l’Air Intérieur réalisé en partenariat avec Construction 21 en avril 2018 regroupant tous les articles des contributeurs.

Avec la vague du numérique, le secteur du bâtiment assiste au développement des capteurs de mesure des polluants qui constituent des innovations majeures et promettent de mesurer et de piloter au quotidien la qualité de l’air intérieur. Il convient toutefois de rester vigilants en rappelant que ces mesures en continue restent complémentaires aux campagnes de mesures définies dans les protocoles et en poursuivant les travaux et la diffusion des connaissance sur la caractérisation et l’expérimentation de ces capteurs. C’est un des axes de réflexion choisit par le groupe de travail de l’Alliance HQE-GBC.