L’air est un besoin vital pour tout être humain. La qualité de l’air respiré est essentielle car il est loin d’être « naturellement » de qualité et les individus passent 80% de leur temps dans les espaces clos.

Les impacts sanitaires associés aux polluants intérieurs, qu’ils soient particulaires, allergéniques, infectieux ou chimiques sont de nature et de gravité variables : de simples nuisances (gêne, inconfort…) mais avec un impact sur l’absentéisme et la productivité jusqu’à des maladies comme des intoxications, des infections, allergies respiratoires… Face à ces enjeux sanitaires et économiques, de nombreux défis sont à relever. La mesure de la qualité de l’air intérieur est une clé de progrès. On le sait, à partir du moment où l’on commence à compter, on progresse à grand pas.

L’Association HQE, dans le cadre d’un groupe de travail dédié, conduit des travaux pour que la mesure de la qualité de l’air intérieur devienne pratique courante.

Dans ce cadre, elle a notamment élaboré un protocole pour évaluer la qualité de l’air intérieur pour les bâtiments neufs ou rénovées avant que les occupants ne prennent – ou reprennent – possession du bâtiment. Les polluants à mesurer sont pour certains d’origine extérieure (dioxyde d’azote, benzène, particules fines, radon) et pour d’autres d’origine intérieure (formaldéhyde, COV totaux, monoxyde de carbone si source interne de combustion).

Le protocole précise pour chacun de ces polluants, les méthodes de prélèvement et d’analyse, les stratégies d’échantillonnage et les valeurs sanitaires de référence.

Ce contrôle à réception devrait offrir aux occupants une qualité sanitaire de l’air intérieur satisfaisante et justifier la pertinence des dispositions constructives et des équipements choisis et mis en œuvre. Un guide pratique est d’ailleurs en cours de finalisation pour favoriser cette évaluation.

Il restera aux occupants à maintenir cette qualité en utilisant correctement les équipements mis à leur disposition et en maîtrisant au mieux les sources de pollution liées à leurs activités. Pour vérifier que la qualité de l’air intérieur reste satisfaisante, dans tous les bâtiments, le groupe de travail QAI de l’Association HQE a notamment lancé la rédaction d’un protocole pour l’évaluation de la QAI des bâtiment en exploitation, qui devrait être publié en fin d’année 2016.

Si ce sujet vous intéresse n’hésitez pas à nous contacter pour contribuer à nos travaux en rejoignant le groupe de travail QAI.

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