Economie circulaire

Cette thématique émergente constitue un nouveau paradigme pour le secteur de la construction. Elle invite à reconsidérer et décloisonner les réflexions en faveur de la performance environnementale des bâtiments. Aussi, un groupe de travail interprofessionnel dédié s'est réuni entre mai et novembre 2017, se fixant notamment pour objectif l'écriture du cadre de définition de l'économie circulaire dans le bâtiment.

Le bâtiment durable se définit dans la démarche HQE comme un ouvrage, en interaction avec son territoire, qui offre une bonne qualité de vie, respecte l’environnement et apporte performance énergétique et économique. L’économie circulaire est un levier pour le développement durable. Elle a pour objectif de réduire les impacts sur l’environnement (ressources, pollutions et déchets) et de créer de la valeur tant sur le plan social (emplois, modes de vie et de consommation) qu’économique (coopération et développement territorial).
Toutefois, si l’économie circulaire est un nouveau paradigme qui doit réinterroger les pratiques, elle ne remplace pas le développement durable, elle en est un élément à part entière. En effet, n’oublions pas la qualité de vie, à travers le confort, la santé et la biodiversité qui demeurent des objectifs forts du bâtiment durable.
Dans cette perspective, l’économie circulaire représente une voie de progrès. Elle nécessite, comme y invite le cadre de référence du bâtiment durable, un travail collaboratif et interdisciplinaire, une anticipation et une réflexion sur toute la durée de vie d’un bâtiment, depuis sa conception en passant par sa construction et son exploitation, jusqu’à sa déconstruction ou démolition.
Les enjeux du développement d’une économie circulaire sont forts. En effet, les bâtiments, tant pour leur construction que leur fonctionnement, représentent actuellement 40 % de la consommation européenne en énergie et plus de 50 % des matières premières extraites. En France, le secteur du bâtiment génère environ 42 millions de tonnes de déchets chaque année, soit plus que les ménages (30 millions de tonnes) mais 4 à 5 fois moins que les travaux publics (185 millions de tonnes). Par ailleurs, des analyses sur d’autres secteurs mettent en avant un impact important de la valorisation matière sur la création d’emploi. Ainsi, selon l’Ordif, le nombre moyen d’Equivalents Temps Plein (ETP) pour 10 000 tonnes traitées oscille entre 1 ETP pour l’enfouissement jusqu’à 31 ETP pour les centres de tri publics des collectes sélectives. Les enjeux sont donc clairement autant environnementaux qu’économiques, et ce pour l’ensemble des acteurs concernés : habitants, professionnels, pouvoirs publics.
Avec l’économie circulaire, nous changeons donc de modèle : il ne suffit plus d’avoir pour seule ambition, de réduire les impacts environnementaux dans une approche linéaire, ni de la limiter au réemploi et au recyclage comme beaucoup le pensent encore. C’est une approche globale de transformation du triptyque production – distribution – consommation, avec, à la clé, de nouveaux modèles d’affaires,
certes plus économes en ressources mais surtout porteurs d’activités, de nouveaux services et produits.
S’engager dans l’économie circulaire c’est favoriser le développement de nouvelles pratiques qui participent à la valeur verte des actifs immobiliers. C’est donc à tous les acteurs du secteur de l’immobilier qui bénéficieront, à terme, ces investissements concourant à l’émergence d’une économie responsable.
 Découvrez le cadre de définition de l’économie circulaire dans le bâtiment

Projet Ovalec – Outils pour VALoriser les actions de transition vers une Economie Circulaire dans la construction

 

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